Malgré l’heure plutôt matinale, l’astre solaire brillait déjà. Semblable à une journée d’été sur Terre, on aurait pu se croire en vacances. Ce sentiment était soutenu par un petit groupe de soldats au repos, discutant des récents événements qui avaient secoués la base de Foréas.
Prenant la route du téléporteur afin de me rendre à l’est de la base, je m’arrêta quelques secondes en chemin pour admirer ce qui avait permis de sauver bon nombre d’entre nous. Le portail intergalactique de la base de Foréas, comme d’autres apparemment disséminés un peu partout dans la galaxie, permettait de voyager de planète en planète… Nous, les survivants, étions arrivé par l’un d’eux.
Après quelques minutes de marche sous une chaleur toujours plus intense, je me retrouvai face à l’entrée de la caverne que je devais explorer. Une fois à l’intérieur, l’air frais était un vrai miracle et tout se passa pour le mieux. Comme à son habitude, mon dispositif d’enregistrement vidéo, décida encore une fois, d’en faire qu’a sa tête. Malgré tout, j’ai pu transmettre quelques images.
De nouveau à l’extérieur, j’eus le souffle presque coupé. Les rayons du soleil frappaient avec insistance les parties métalliques de mon armure. La température à l’intérieur montait très vite. Il était temps pour moi je presser le pas et de rendre mon rapport le plus rapidement possible. L’avant poste était tout proche, mon calvaire n’allait donc pas durer très longtemps.
Me rendant aux différents points de contrôle afin de rendre compte de mes explorations, je fis un rapide arrêt devant une sorte de structure extra-terrestre relativement étrange. Repoussante et à la fois intrigante, je n’ai pu avoir de réponse de la part de mes officiers quand à sa fonction. Il me semble que c’était pas la première fois que j’en voyais une…
Progressivement, la chaleur et le soleil commençaient à disparaître, laissant place à l’obscurité et à la fraîcheur. Ce changement de climat, visiblement peu apprécié par le commandement de l’AFS, était pour ma part, loin de me déplaire.

J’ouvrai les yeux… Une vision floue s’offrait à moi. Allongé sur un lit, j’observai tant bien que mal l’environnement qui m’entourait afin de comprendre où j’étais. Je ne tardai pas à réaliser que je me situai dans une salle de réanimation. Je n’étais pas le seul. D’autres lits remplissaient la pièce ou l’on pouvait ressentir la détresse des patients.
